Ces papiers d'Amérique(s) sont aussi à leur manière les papiers d'un jour.

Un journal, peut-être ? Un carnet, plus sûrement. Des notes et des impressions. Des textes gouvernés par la circonstance. Improvisés quand il faut. Mal écrits souvent, à la hâte ou sur le vif.

D’une intention encore mal éclaircie. Ils (se) cherchent moins quelque patronage littéraire qu'à découvrir cette intention.

Des papiers, encore. Drôle de matière. Moins emblème que dissonance, lorsqu’on les mesure à leurs ponctuations numériques. Il arrive toutefois qu'ils s’accordent avec le sens qu'ils possèdent en langue anglaise. Ils (re)deviennent alors une catégorie du discours.

Ce sont généralement plutôt des brèves, des citations ou des gloses. Des bouts d'expérience, qui deviennent par accident métaphores. Des morceaux d'actualité. Et pour tout dire, les digressions y occupent le centre.

Les dates qui leur répondent, aléatoires ou affectives, ne tiennent elles-mêmes que de fendre un peu des événements de nature très diverse, intimes ou publics, quelconques - incertains.

Pour l'essentiel, tout y est vu d'ici.

lundi 5 mars 2018

APPARTENANCE ET DIASPORA


Ne serait-ce qu’à titre de témoin historique, les « économies ethniques » (1986) : l’orthodoxie multiculturelle est explicitement visée – et « “l’ethnisation” des problèmes politiques » (La prise de parole et autres écrits politiques, p. 253), spécialement les politiques des appartenances minoritaires ou inversement les « politiques de la “diaspora”, capables de déjouer la contrainte qui impose une alternative entre l’assimilation et le retour au pays d’origine et qui loge l’expérience collective elle-même dans le vide transitoire d’un “entre-deux” » (p. 257). En face, les nationalismes d’État. Le terrain très miné de nos questions actuelles.